poissons faciles, poissons difficiles...

    Il est fréquent d'entendre dire qu'un tel ou un tel a pris du poisson facile. Mais est on en mesure de juger un tel état de fait qui n'en est souvent pas un.

 

                                          10  jours de session un seul poisson...

 

C'est quoi une eau facile ? A priori il s'agirait d'une pièce d'eau (je ne parlerai ici que du domaine public) qui hébergerait une bonne densité de fishs qui se laisseraient séduire par le premier appât présenté. Alors le mérite de réussir sa pêche serait moindre. Cependant, ce n'est en aucun cas une généralité. On devrait par moment se sentir "pouilleux" d'enchaîner les touches et d'en parler. Fait honteux, devrait-on garder piteusement ces souvenirs de belles parties de pêche ? Je vais prendre quelques exemples pour illustrer ce post. J'ai beaucoup pêché Castelnaut-Lassout, avant tout parce que ce lac m'enchante à chaque nouvelle visite. Il est bien loin des niveaux de difficultés de nombres de lacs du Massif Central. La population de poisson y est impressionnante, a tel point que l'on pourrait qualifier de facile chaque partie qui m'ont réussi là bas, et pourtant... Les capots sont de plus en plus en plus fréquents sur Cabanac. D'après les échos que j'ai eu les dernières semaines d'août ont laissé bien des équipes sur le carreau. Les carpes n'ont pas déménagé pour autant, les conditions étaient extrêment difficiles et je pense que l'on peut saluer sans retenue les quelques pêcheurs qui ont tout de même réussi à tirer leur épingle du lot. En novembre dernier lors d'une session de cinq jours (voir Media 77) nous avons effectué avec mes potes une belle opération avec des départs réguliers alors qu'aux nouvelles la disette s'était emparée des méandres lotois. Seulement nous avons pratiqué une pêche atypique dans des profondeurs importantes. Sans cette approche que nous avions très peu testée auparavant je n'aurais pas souvent sorti mon Nikon. Et pourtant cette eau est réputée facile...

 

Avoir honte de s'être donné les moyens ? Quelle sensation plus agréable que se rendre sur une berge confiant avec cette certitude que ça va nous sourir ? Il me semble que le repérage, les pré-amorçages et l'expérience sont sensés nous donner plus de chance d'entendre cirer les moulinets. Doit on pour autant dire que cette pêche est facile parce que le gazier était quasiment sûr de son coup ? Je ne pense pas non plus. Après un printemps/été assez catastrophique, j'ai mis un moment à cogiter sur un endroit où je pourrais mettre en place une approche payante. J'ai donc enchaîné des pêches rapides (moins de 4 heures) pour découvrir une zone plus favorable sur un bief très bien fourni, car depuis un certain temps je n'arrivais plus a repérer le poisson sur mes spots connus. A force d'obstination j'ai pris une ou deux carpes et vu certaines autres à des endroits que je n'aurais pas envisagés auparavant; J'y ai laissé pas mal de trajets en voiture mais lorsque la zone la plus propice s'est révélée, j'ai mis en place un amorçage régulier. Lorsque je me suis décidé à vraiment l'exploitée sérieusement, je devinais parfaitement ce qui allait se passer. J'arrivais en terrain conquis et les départs se sont enchaînés pour mon plus grand bonheur.

           1 terrain conquis, 5 heures de pêche, 9 départs, même pas honte !

 

Faut-il être maso ? On a souvent l'impression que pour être un brave parmi les braves, il faudrait tendre vers l'ascétisme, le chemin de croix et passer notre temps à en baver plus qu'a prendre du plaisir. Lorsque j'en bave, c'est que je l'ai choisi et que je m'attends à une pêche difficile surtout par envie de découvrir et de comprendre un lieu nouveau ou qui me résiste inlassablement (et y'en a!) , par contre je suis d'avis qu'il ne faut pas rechigner dans les périodes sèches à se remotiver par des coups que l'on connaît bien et sur lesquels l'on a plus de chances de réussir (voir l'édito de Stéphane sur le capot, Media 77).

Bref y a pas de mal à se faire du bien...

J'adore vraiment ce que tu

J'adore vraiment ce que tu écrit , pour une fois que ca ne parle pas uniquement de gros poissons et que sa parle de peche , c'est vraiment très bien ... A force de lire tes article dasn media et top carpe je trouve vraiment qu'il n'y a rien a redire , j'adore ! A la limite de trouver certain article mediocre au regarde des tiens...
Lucas

Oui c'est vrai tu as raison

Oui c'est vrai tu as raison , il n faut pour tout le monde et il faut respecter chaque auteur ... Cependant je reste ton premier fan :) ! lol ! j'espere bien que tu va continuer et je suis certain que le prochain top me plaira .
Bye Lucas

merci

Lucas. C'est important que chacun trouve ce qu'il cherche chez tel ou tel auteur. Les articles dans Media & Top sont tous imtéressants et son relâtés selon la personnalité et le style de chacun. C'est ce qui fait la richesse de ces deux mags. Chaque auteur peut toucher des sensibilités différentes chez chaque lecteur. En tout cas merci pour ton soutien, cela donne envie d'avancer... Le prochain Top devrait te plaire...

J'aime ta façon de voir les

J'aime ta façon de voir les choses, les pêches "faciles" se construisent souvent grâce à l'experience, les heures passées à observer, à sonder et à se creuser la tête afin de mettre une belle dans le filet...

@+ et bonne continuation

Tom

Pas de honte à avoir

J'aime bien ta façon de voir les choses, arriver confiant sur un coup est tellement rare qu'il faut en profiter.
Il est vraix que le me pose une question d'hétique lorsque je prépare un coups. Je m'explique :
Chez moi je vois des chasseurs nourrir les palombes pendant l'hiver (amorçage = agrainage) et je ne trouve pas que c'est de la chasse de venir tuer ses pauvres betes qui viennent s'alimenter et se font tirer dessus et qui 1/2 heure aprés reviennent encore et encore, Trop facile, c'est pas de la chasse c'est du tir.....
Mais moi lorsque je met une stategie d'amorcage en place, j'ai au moins le mérite de remettre les poissons à l'eau en vie, c'est ceux qui me fait deculpabiliser.
Et puis finalement es pas la récompence de sacrifices, aux nombres d'heures passées à rouler des billes, les km en voiture, le temps passer au reperage, etc.....
Ps : je suis chasseur enfin, j'etais... J'ai échangé mon fusil contre un Canon (apareil photo bien sur )

A plus Rémi

Pourquoi aller au bord de l'eau ?

Ben ouiRémi, on va il me semble à la pêche pour prendre du poisson. En prendre c'est bien, en prendre plus que prévu c'est mieux, et en prendre beaucoup c'est carrément top !
Et lorsqu'on ne pêche que le domaine public, je m'en cache pas, les taules ne sont pas une denrée rare, alors faire un beau carton ça a du bon. Et en effet pas de honte à avoir !

tout à fait d'accord...

salut Julien,

tout à fait d'accord avec toi...

et les eaux faciles d'un jour ne sont-elles pas parfois des eaux difficiles le lendemain...

et puis il y a ces plans d'eau qui peuvent sembler faciles à certains pêcheurs, car ils ont compris le comportement des poissons qui les hantent (à force d'observation et d'obstination), alors que la majorité des autres pêcheurs n'y prend quasiment rien. ceux qui ont compris le fonctionnement des carpes doivent-ils arrêter de les pêcher pour autant???

Mickey

Pas si facile que ça

Prafois on monte la fleur au fusil en espérant le carton. Et c'est la douche froide. On ne peut s'en glorifier, on est aussi là pour prendre des carpes. Par contre, la difficulté a une vertu : elle fait cogiter. De là à se complaire dans l'échec repété (ou alors au second degré) je ne cautionne pas, je ne suis pas assez maso pour ça. Le complexe du poete maudit comme le dit si justement Jean Claude Vidal, ce n'est pas à cultiver.

Stéphane Gonzalez

C'est sur...

"La fleur au fusil" ça entraîne souvent la déroute même avec la meilleure préparaion qui soit... Du capot j'en ai eu mon aise cette année, mais je suis content que les potes suivent, merci donc à Christophe, Oliv', Fred, Jean Rémy qui lui aussi (une fois n'est pas coutume) a capoté, et surtout (j'allai pas râter l'occasion) à toi Steph pour ta non-réussite exemplaire sur ton dernier vagabondage.

Hé oh mon Juju ! En toute

Hé oh mon Juju ! En toute humilité, je suis bien loin derrière Christophe et toi dans l'art du capot, du moins cette année. Toute proportion gardée bien sûr (ratio temps de pêche/résultats). J'ai pas fait exprès d'ailleurs ...

Mais ne désespérez pas : vous aussi un jour vous prendrez l'avion pour capoter (ou presque) dans les plateaux de l'Atlas (mouarf! taquin je suis !)

Oliv'